[…] « Je vais vers un monde, des choses et des être […] On viendrait au journal […] faute de mieux (faute de temps, faute de moyens, faute d’audience) » Jonas Mekas.

Olivia, 2012, série interrails (Berlin), c-print, 30 x 40 cm, édition 3 + 2E.A. ©Adagp.
Mamelles, série interrails(Bucarest), photographie couleur c-print, 30 x 40 cm, édition 3 + 2E.A. ©Adagp.

Hotel Europa – Art Vilnius 2017

De ses voyages est né alors une série que j’ai nommé Interrails. Elle dit toute la magie de cette Europe fantasmée où j’ai rencontré de ville en ville des gens, où j’ai découvert des quartiers, et où j’ai flâné. J’ai vécu des journées de découvertes intenses, je dévoile en plusieurs séries de photographies une retranscription métaphorique de mon quotidien. Un voyage réalisé  en trois semaines ou j’ai jalonné dix pays.

La photographie m’a aidé à être témoin de mon évolution et à cataloguer un éventail d’images topographiques et anthropologiques. Rencontres inattendues, je parcours une terre inconnue  d’un regard neuf. Faite de fragments et de proliférations d’images plus ou moins nombreuses, cette accumulation révèlent mon regard sur cette terre qui m’était encore inconnue, cette Europe  qui paraissait facile à sillonné, pleines d’aventures et de richesses historiques, poétiques et humaines.

Je capte là où se pose mon regard. Des pays frontaliers comme liens fraternels ou la culture peut-être différente et variée, une mémoire d’un instant, des lieux et des gens rencontrés. Je capture une réalité immédiate parfois scandée par une énergie rythmée par les transports, une émulation humaine, un mouvement ou une aura mystique.  Je capte une réalité immédiate.

Une poésie simple révélée par l’instant d’un regard perpétuellement en mouvement. L’ivresse d’une histoire intime et collective vue comme une esquisse d’un temps Pathos-formel. Il consiste d’une part en scènes de vie, d’activités, de sorties et ballades extérieurs ou presque de ma vie que j’ai observé avec un peu de distance.  

[…] Une certaine harmonie entre les énergies cosmiques et la conscience rationnelle ; il y retrouve les anciennes mythologies cosmologiques qu’il avait observées dans leur transmigration entre orient et occident. […] (Tagebuch- Aby Warburg.)