Panorama 17 – « Techniquement douce »

 

BAIN CELESTE
2015, présentation au Fresnoy – Panorama 17 « Techniquement douce »
commissariat: Didier Semin.

 

2015, extraits vidéo HD, installation visuelle, sonore et sensorielle, dimensions variables, vidéo sonore, 26’57’’. Production: Le Fresnoy.

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Crédits photo: Viny Vidi Vici.
 Installation présenté à Festival 100 % Expo 2016,une proposition de Charles Carcopino, La Villette, Paris

https://vimeo.com/142303062

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Bain céleste… crissement, tréfonds et volupté, est un voyage onirique et apocalyptique (ce dernier adjectif entendu au plus près de son étymologie, « apokaluptein » — découvrir, révéler) à fleur d’une photographie.

Grâce à un processus d’altération chimique, issu d’une pratique photographique traditionnelle appelée « mordançage », une masse inerte prend vie dans un bain de révélateur. Un paysage anthropomorphe se dévoile, une chair pelliculaire se révèle.

La surface épidermique est le théâtre d’une expérience sensorielle, visuelle et sonore. Un épiderme photosensible se décolle, se meut et devient reste. Les écrans entoilés révèlent un micro-organisme en image et un «micro son». Ils vibrent au contact du son telle une membrane que l’on peut effleurer du bout des doigts et contre laquelle on peut poser l’oreille. Nous engageant dans un voyage infinitésimal dans une matière-objet : la surface mise à nu conserve les diverses traces tel un corps, un paysage magnifié, qui en devient sacré. (Y.B.)

Bain céleste… crissement, tréfonds et volupté (Heavenly bath…rustling, depths and pleasure) is a journey over a photograph that is dreamlike and apocalyptic (in the close, etymological sense of the world: apokaluptein – to discover, reveal). Thanks to a process of chemical modi- fication, based on a traditional photographic practice known as mordançage, an inert mass comes to life in the developing fluid. An anthropomorphic landscape appears, grainy flesh is revealed. The epidermal surface is the theatre of a sensorial, visual and aural experience.

A photosensitive epidermis peels away, moves and becomes a remnant.
A micro-organism and a “micro-sound” appear and begin an infinitesimal journey in the matter/object. The exposed surface retains the various traces like a body, a magnified landscape, which makes it sacred.(Y.B.)

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http://www.lefresnoy.net/panorama17/artwork/539/bain-celeste/yasmina-benabderrahmane#artwork

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