La Renardière – The fox den

Crédits photo: ©Marc Domage.
Installation multimédia, 2014.

Panorama 16_ « Solus Locus » _ Commissaire: Mathieu Orléans.


“Le sacrifice”,2014, film 16mm couleur projection sur voile blanc, muet, 05 ‘ 21 « , boucle. 
“Gigi and the caldarium”, 2014, diptyque, projections de films super 8 et 16mm, couleur, sonore, 22 ‘ 02 « , boucle.

Ma grand-mère paternelle, originaire du Nord-Pas-de-Calais depuis plusieurs générations, vit actuellement dans la banlieue Lilloise. Après plus de vingt-cinq ans d’union, « Gigi » a fuit à l’âge de quarante-cinq ans son mari d’origine algérienne. Ils ont tous deux dirigé des bars-discothèque en Europe ainsi qu’un «Hôtel de passe» à Aachen. Cette femme que j’ai rencontrée pour la première fois à vingt-trois ans a toujours été une énigme pour moi.Trois films tourné-monté en super 8 et en 16mm présentent de multiples volets en dévoilant le personnage principal: des fragments d’images pour des fragments de vies – ses dires, sa voix rauque et asthmatique, morcelés en souffle continu et en mots – ponctuent l’installation qui s’intitule « La Renardière ».

 L’image n’est faite que de grain. La pellicule réagit comme la chair : ça souffre, ça vit, ça se travaille, ça se retravaille, ça s’en prend plein la gueule. La pellicule comme un bout de vie, un morceau de vivant. Un corps torturé volontairement ou accidentellement. Un corps interdit et passionnel en devient pernicieux, à la limite blasphématoire. Cette dichotomie entre le corps pudique dans la sphère intime et le corps publique est source d’étonnement et de fascination. Un catalogue de vie que je dissèque comme un corps, morceau par morceau, une suite d’images en matière. Un catalogue de vie que j’énumère métaphoriquement, en liste descriptive, comme le ferait un enquêteur impliqué, subjectif et touché. (Y.B.)

lefresnoy.net/panorama16/#/aw/54/La%20renardi%C3%A8re

Multimedia installation, 2014.

“The sacrifice” movie 16mm color projection on white veil, mute, 05 ‘ 21 « , loop. 

“Gigi and the caldarium”, diptych, projections movies super 8 and 16mm transferred, color, sound video, 22 ‘ 02 « ,loop.

My paternal grandmother, born in Nord-Pas-de-Calais like generations before her, now lives in the suburbs of Lille. At the age of forty-five, after more than twenty-five years of marriage, “Gigi” ran away from her husband of Algerian origin. Both ran bars and discotheques around Europe as well as a brothel in Aachen. This woman whom I first met when she was twenty-three has always been an enigma for me.  Three films shot and edited in Super 8 and 16mm present multiple chapters revealing the main character: fragments of images for fragments of lives – her words, her hoarse, asthmatic voice, broken up into continuous breath and words – punctuate the installation titled La Renardière.

The image is all grain. The film reacts like flesh. It suffers, it is alive, it is worked, it is reworked, it takes its fill. Celluloid like a bit of life, a piece of life. A deliberately or accidentally tortured body. A forbidden and passionate body becomes pernicious, almost blasphemous. This dichotomy between the modest beauty in the private sphere and the public body is a source of astonishment and fascination. A catalogue of life that I dissect like a body, bit by bit, a series of images in matter. A catalogue of life that I metaphorically reel off, in a descriptive list, as would an involved, subjective and personally moved investigator. (Y.B.)

lefresnoy.net/panorama16/#/aw/54/La%20renardi%C3%A8re


© 2019 yasmina benabderrahmane
Latifa ou le chantier à bras le corps
La renardière
STYX
La villa jumelle
Mascarade
Demascara
Phanères

© 2019 yasmina benabderrahmane

Le FFF#4_La Filmothèque_01/07/2017

Dossier de Presse/ DP 2017

La renardière (durée 14’30 », 2016. )
passera sur grand écran le samedi 1er Juillet 2017 à La Filmothèque pendant le FFF_Le Festival de Film de Fesses #4 (29/06/2017 au 02/07/2017).
 
 
 
RDV
Samedi 1er Juillet à 18h30 à la Filmothèque du quartier latin au 9 Rue Champollion, 75005 Paris
Programme 2 compétition courts métrages en lice pour le prix du jury et prix du public.
 
 
 
 
 
presse:
 
 
 
 
 
 
 

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© 2019 yasmina benabderrahmane

CHERCHER LE RESEAU une exposition en résonance avec l’exposition Le rêve des formes au Palais de Tokyo à l’occasion des 20 ans du Fresnoy.

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dossier de presse Chercher le réseau
(…) Connexion
Les errances hystériques, de nuit, plongé dans la lumière bleue. Je suis, tu es. De l’autre côté de l’écran. Problème instantané, sur le mur terminal, j’écris sur mon journal.
 

Chercher le réseau

une exposition en résonance avec l’exposition 
Le rêve des formes au Palais de Tokyo à l’occasion des 20 ans du Fresnoy.
 
du 16 juin au 21 juin 2017 
Vernissage le 15 juin à partir de 18h
 
Avec les œuvres de Fabien Zocco, Faye Mullen, Raphaël Moreira Gonçalves, Noé Grenier, Paul Heintz, Marianne Villière, Sébastien Trihan, Marie Lelouche, Damien Jibert, Régina Demina, Yasmina Benabderrahmane, Julie Vacher et Gwendal Sartre.
Commissariat Noé Grenier et Paul Heintz.
Cette exposition explore la problématique du « réseau », de l’immensité du flux internet et de son instabilité, à la frustration des communications numériques.
Perte de signal(…).


© 2019 yasmina benabderrahmane

Sous le col de cygne _un projet de l’Association Arborescence / Commissariat Le Triangle Des Bermudes / Ateliers Ouverts 2017

 
Dossier de presse // dp 13 mai web

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Un projet de l’Association Arborescence / Commissariat Le Triangle Des Bermudes /

Dans le cadre des Ateliers Ouverts 2017

Sous le col de cygne

Exposition artistique du 13 au 21 mai 2017

Atelier François Génot / 110 rue principale 67260 Diedendorf

 

Avec : Yasmina Benabderrahmane / Clément Cogitore / Ludovic Debeurme / Mélina Farine / Vanessa Gandar / François Génot / Agnès Geoffray / Marco Godinho / Joseph Kieffer / Victoria Klotz / Vasiliki Konstantinopoulou / Violaine Leroy / Fanny Michaelis / Célia Muller / Marceau Pensato / Emma Perrochon / Guillaume Pinard / Erik Samahk / Stéphane Spach.

Visible les 13/14/15/19/20/21 mai de 14h à 19h, les 16/17/18 sur RDV, groupes et scolaires / Entrée libre

Le 13 mai 2017 / Soirée vernissage et 3 concerts

Vernissage à partir de 18h30 en présence des artistes   / Entrée libre

Soirée concert à partir de 20h / 7 euros

Fatherkid / Pari Pari / Deux boules vanille

Restauration sur place

Réservation concerts : arborescence@alsace-bossue.fr

Contacts

110 rue principale 67260 Diedendorf / 07 83 63 94 49

arborescence@alsace-bossue.fr

http://letriangle.tumblr.com

www.ateliersouverts.net

https://www.facebook.com/profile.php?id=100011081855732

www.facebook.com/Arborescence-1375435406118748/?ref=hl

Pour la quatrième année consécutive l’association investit tous les espaces d’une ancienne ferme pour un moment culturel insolite, où le plaisir de la découverte artistique et le partage à échelle humaine guident la soirée concert et les rencontres autour de l’exposition.

Alambic pourrait être un pays, celui des grands esprits, sans despotes, le pays d’une cérémonie lunaire, d’une contrebande amoureuse, où distiller est un art et l’esprit en est l’œuvre. Le patrimoine ou la tradition ne seraient-ils pas d’abord une attitude, des pratiques venues des ancêtres et d’un lent héritage ?

Qu’en faisons-nous aujourd’hui ? A l’heure où le travail, l’immatérialité et la vitesse gouvernent nos vies, nous couperions-nous de nos racines ?

La nature, les hommes, les bêtes, les plantes, le minéral, cet ensemble symbiotique, lorsque nous y sommes attentifs, fait alchimie. L’esprit des lieux c’est la saveur des collines, c’est le souci d’un doux jardinage de fruitiers qui a formé les vergers, c’est le cycle des saisons qui rythme le calendrier, le partage de la tâche et des plaisirs jusqu’aux limites d’un système subtilement titillé par l’audace d’une illégalité joyeuse.

Ici la quintessence se distille en œuvre d’art.

C’est donc sous le « col de cygne » que nous vous invitons à entrer dans une Alsace Bossue singulière, entre légendes et pratiques savantes, monde parallèle ou sensoriel, qui existera tant qu’on le désirera !

Toison, 2016 © yasmina benabderrahmane

Le Paradis, un peu plus loin – Curator Theo-Mario Coppola Group show 19.10.2016 – 11.12.2016

Pensée par Theo-Mario Coppola, l’exposition s’inspire du roman « El paraíso en la otraesquina »,  de l’ecrivain péruvien Mario Vargas Llosa (2003). Une réflexion sur le récit biographique.

L’oeuvre éponyme de Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature en 2010, met à l’honneur Flora Tristan, militante féministe et son petit-fils le peintre Paul Gauguin. Animés par la passion et appelés par la quête d’un absolu inatteignable, ces deux destins affrontent le monde et ses affres. Un récit nourri par l’élan vital met en scène l’affrontement des individualités face à des environnements contradictoires voire hostiles à leurs aspirations.

Cette tension tragique est le fil conducteur de cette exposition qui rassemble les artistes Francis Almendárez, Yasmina Benabderrahmane, Aliénor Dauchez, Ymane Fakhir, Hélène Garcia, Charlie Malgat, Randa Maroufi, Annette Messager, Tracey Moffatt, Zineb Sedira, Mükerrem Tuncay, Özlem Sulak et les réalisatrices Milena Bochet, Ana Maria Gomes.

Chaque artiste suggère la puissance concrète des racines et l’élévation de l’âme par l’évocation d’autres vies. Les portraits de femmes s’écrivent en installation, en vidéo et en photographie.

Le Paradis, un peu plus loin est une ode à l’espoir, un chant merveilleux. On y croise des êtres extraordinaires, parfois retenus par la morosité du quotidien. Le verbe, le geste et l’esprit participent de concert à la construction de leurs rêves. Les artistes révèlent les passés enfouis. Les mères de leurs mères. Les mères de leurs pères. Et toutes les femmes qui, en s’opposant à l’autre, à leur époque ou à leur pays, marquent la recherche instinctive de la liberté et de l’affirmation de soi. Combien de vies faudra-t-il pour atteindre le bonheur? Des vagues de remords emportent parfois nos vies face à une adversité démesurée. Et, de guerre lasse, nous voici conteurs. La poésie des visages et des mots rend plus tendres ces affronts à nos rêves. Les images ici livrées sont les tangibles preuves d’une humanité blessée. Ces liens minces et frêles unissent l’artiste et son aïeul. La joie paisible de dire l’autre réconcilie et rapièce les années éparses. De ces femmes, à l’image de Flora Tristan contée par Mario Vargas Llosa, nous apparaissent les détails délicats de leurs vies éphémères.

http://www.galeriedix9.com/fr/expositions/presentationarchive/121/le-paradis-un-peu-plus-loin#oeuv-2http://www.galeriedix9.com/fr/expositions/presentationarchive/121/le-paradis-un-peu-plus-loin#oeuv-2

Interview Théo-Mario Coppola: Point Contemporain

© 2019 yasmina benbaderrahmane

HOTEL EUROPA, curated by Théo-Mario Coppola @ ART VILNIUS (BOOTH 3.08 – Galerie Jérôme Nivet Carzon)

Europe as a concept, as a community, as a project

HOTEL EUROPA
 

 

 crédits photo: Vincent Lemaire

 

ART VILNIUS ART FAIR
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HOTEL EUROPA