BAIN CELESTE

bain_celeste_la_vilette_2016

Installation présenté à Festival 100 % Expo 2016,une proposition de Charles Carcopino, La Villette, Paris

BAIN CELESTE, 2015, extraits vidéo HD, installation visuelle, sonore et sensorielle, dimensions variables, vidéo sonore, 26’57’’. Production: Le Fresnoy.
Crédits photo: Viny Vidi Vici. 

https://vimeo.com/142303062

Bain céleste… crissement, tréfonds et volupté, est un voyage onirique et apocalyptique (ce dernier adjectif entendu au plus près de son étymologie, « apokaluptein » — découvrir, révéler) à fleur d’une photographie.

Grâce à un processus d’altération chimique, issu d’une pratique photographique traditionnelle appelée « mordançage », une masse inerte prend vie dans un bain de révélateur. Un paysage anthropomorphe se dévoile, une chair pelliculaire se révèle.

La surface épidermique est le théâtre d’une expérience sensorielle, visuelle et sonore. Un épiderme photosensible se décolle, se meut et devient reste. Les écrans entoilés révèlent un micro-organisme en image et un «micro son». Ils vibrent au contact du son telle une membrane que l’on peut effleurer du bout des doigts et contre laquelle on peut poser l’oreille. Nous engageant dans un voyage infinitésimal dans une matière-objet : la surface mise à nu conserve les diverses traces tel un corps, un paysage magnifié, qui en devient sacré. (Y.B.)

Bain céleste… crissement, tréfonds et volupté (Heavenly bath…rustling, depths and pleasure) is a journey over a photograph that is dreamlike and apocalyptic (in the close, etymological sense of the world: apokaluptein – to discover, reveal). Thanks to a process of chemical modi- fication, based on a traditional photographic practice known as mordançage, an inert mass comes to life in the developing fluid. An anthropomorphic landscape appears, grainy flesh is revealed. The epidermal surface is the theatre of a sensorial, visual and aural experience.

A photosensitive epidermis peels away, moves and becomes a remnant.
A micro-organism and a “micro-sound” appear and begin an infinitesimal journey in the matter/object. The exposed surface retains the various traces like a body, a magnified landscape, which makes it sacred.(Y.B.)

Benabderrahmane_BainCeleste_Image9

http://www.lefresnoy.net/panorama17/artwork/539/bain-celeste/yasmina-benabderrahmane#artwork

Billboard Festival Casablanca (Maroc)_ 1er au 15 Avril 2015

(crédits: Colin Marotta)

 

 

Portrait-paysage, 2009, film Super 8 couleur, muet, transféré sur dvd, édition de trois, 3’34’’.

Portrait-paysage, 2009, film Super 8 couleur numérisé, muet,  3’34’’. ©YasminaBenabderrahmane

BILLBOARD FESTIVAL CASABLANCA, du 1 au 15 avril 2015 _FESTIVAL PROGRAM A LA VILLA DES ARTS DE CASABLANCA du 1er au 7 Avril 2015

Du 1er au 15 avril 2015, le BILLBOARD FESTIVAL s’installe en plein cœur de Casablanca pour occuper 63 panneaux d’affichage avec des photographies produites par pas moins de 63 femmes artistes contemporaines marocaines et scandinaves, dont une sélection d’œuvres d’étudiants de la Royal Danish Academy of Fine Arts de Copenhague et l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Casablanca.

Le 4X3, puissant vecteur de visibilité dans l’espace public, permet ici de confronter l’art contemporain à une audience plus large composée de milliers de citadins, automobilistes, piétons et usagers du tram, tout âge et genre confondus. Le site web billboardcasablanca.org  indique justement la géolocalisation de chaque panneau pour établir des itinéraires dans la ville et renvoyer vers les travaux des artistes présentées.

http://www.billboardcasablanca.org/locations/

FESTIVAL PROGRAM A LA VILLA DES ARTS DE CASABLANCA_Du 1er au 7 avril, le festival proposera également un parcours off : conférences d’artistes, débats, projections, performances et débats, à la Villa des Arts de Casablanca 30, Bd Brahim Roudani – Tel: 05 22 29 50 87/94.

En plus de diffuser le talent et la vision de femmes artistes, BILLBOARD FESTIVAL CASABLANCA 2015 véhicule des histoires et des images en rupture avec les publicités qui dominent les rues des grandes métropoles mondiales et participe à la sensibilisation et à l’ouverture du débat public autour des questions de genre. Cette initiative donne aux femmes l’opportunité de s’exprimer dans leurs propres termes et de faire de la ville une source d’inspiration créative pour tout le monde.

BILLBOARD FESTIVAL CASABLANCA 2015 est un projet porté par l’artiste plasticienne danoise Hanne Lise Thomsen. En 2003, elle commence par organiser son premier billboard project WOMEN2003 à Malmö et Copenhague avant de décliner le concept en 2012 à Ramallah avec WE ARE FROM HERE.

C’est aujourd’hui au tour de Casablanca, dans le cadre d’une collaboration arabo- scandinave inédite, de construire des ponts entre les cultures et de questionner notre conception de l’espace urbain et la notion du genre, et de l’identité à travers des interventions artistiques et des images d’un style nouveau représentant des femmes, produites par des femmes, et avec l’ambition, pour citer la réplique de fin du film Casablanca, que le festival marque « le début d’une merveilleuse amitié ».

CONCEPT ET PRODUCTION : Hanne Lise Thomsen en collaboration avec le professeur Anette Abrahamsson, la Royale Danish Academy of Fine Arts, et Hind Bensari, réalisatrice marocaine.

ARTISTES SCANDINAVES :

Anette Abrahamsson (SE), Jeanne Betak (DK), Katja Bjørn (DK) Yvette Brackman (DK) Christina Capetillo (DK), Sidse Carstens (DK), Charlotte Haslund-Christensen (DK), The Icelandic Love Corporation (IS), Hilda Ekeroth (SE), Maria Finn (SE), Fryd Frydendahl (DK); Gudrun Hasle (DK), Ane Henriksen (DK), Ditte Haarløv Johnsen (DK), Kirsten Justesen (DK), Lene Adler Petersen (DK), Lilibeth Cuenca Rasmussen (DK), Jytte Rex (DK), Aurora Reinhard (FI), Beathe C.Rønning (NO), Christel Sverre (NO), Jeanette Sætre (NO) Hanne Lise Thomsen (DK), Charlotte Troldahl (DK).

ARTISTES MAROCAINS :

Rita Alaoui, Leila Alaoui, Zineb Andress Arraki, Myriem Baadi, Aïcha El Beloui, Carolle Benitah, Yasmina Benabderrahmane, Hind Bensari, Deborah Benzaquen, Siham Achari Berrada, Celine Croze, Safaa Erruas, Soukeina Hachem, Yasmine Hajji, Soukaïna Aziz El Idrissi, Maria Kabbaj, Zahrin Kahlo, Wafae Ahalouch el Keriasti, Jamila Lamrani, Randa Maroufi, Safaa Mazirh, Fatima Mazmouz, Zara Samiry, Bouanani Touda, Fatiha Zemmouri

Randa Maroufi (MA) Untitled#2, from the series Reconstitutions, 2013 www.randamaroufi.com

Randa Maroufi (MA)
Untitled#2, from the series Reconstitutions, 2013
http://www.randamaroufi.com

http://www.billboardcasablanca.org/codeless_portfolio/yasmina-benabderrahmane-2/

21. Yasmina Benabderrahmane (MA)
« Masque de prière »_“Prayer mask”, 2010 – Portrait of my Maroccan grand mother
Affichage début Bd Zaid Ouhmad en face de la Gare provisoire de Casa Port.

Etudiants de la Royal Danish Academy of Fine Arts, Copenhague :

Kinga Bartis (HU), Biba Fibiger (DK), Una Gunnarsdottir (IS), Nike Åkerberg (SE), Anne Kristin Kristiansen (D), Coline Marotta (F), Radmila Jovovic (SRB), Anna Sjöström (SV).

Etudiants de l’École Superieure des Beaux Arts, Casablanca:

Amal Bachkata, Zainab Má, Khawla Lasfar, Kaghat Malak, Houda Quali Sabriv, Zineb EL Ouardi.

La villa jumelle

La villa jumelle, 2011, film Super 8, muet, transféré sur dvd, édition de trois, 14’11’’, Photogrammes extraient de film.
La villa jumelle, 2011, film Super 8, muet, transféré sur dvd, édition de trois + 2 E.A., 14’11’’, photogrammes.
Production: Primo Piano 
http://primopiano.fr/exhibition-space/one-page/archives/yasmina-benabderrahmane/

La caméra balaye le paysage. Elle pérennise la démolition d’une meulière jumelle début XXème siècle, abandonnée, envahie par une architecture industrielle. Le cadrage crée un point de vue qui devient la trace de cet événement performatif. Le montage s’opère par l’accumulation d’image par image, et pénètre de cette manière l’intérieur de la maison et son intimité.

Se référant aussi bien au found-footage qu’au collage-montage d’archives, le film emprunte une approche de déconstruction, notamment sur le plan technique sollicitant une qualité d’images semblables. Comme une fragmentaire et énigmatique vidéo de famille, bribes par bribes, le film s’attèle à portraiturer l’effondrement : un mélange dissolu de fantasmes et d’appréhensions, un climat d’espérance apocalyptique que cette mise à nu dévoile.

Cette maison une identité propre, une sorte de simulacre de la conscience. Cette représentation spatiale de la conscience décèle une mise en abîme de souvenirs, d‘émotions cachés, renvoyant le spectateur aux peurs primales de l’enfance.

Lors de sa destruction, la maison se révèle pan par pan, pièce par pièce, le regard se focalise verticalement sur une moitié fragilisée. Un rideau de protection en caoutchouc armé « manteau de peau », évoquant une peau cicatricielle, entame une chorégraphie autour de la maison, faisant tour à tour apparaître et disparaître les fragments d’espaces latents.

La complexité et l’accumulation d’images servent ici une iconologie indirecte et instable, lacunaire, instaurant un doute sur la contemporanéité de l’image.

Réflexion sur la mise en forme de l’histoire par la violence de la destruction et de l’image, ce film se nourrit d’inquiétudes plutôt que de certitudes.

Yasmina Benabderrahmane.

 

ACTUALITÉS 2016

23.09.2016 au 25.09.2016 – Exposition collective

  • °°° Festival Video Vis-à-vis _ Quartier Popincourt _ Carte blanche à Romain Semeteys – Le Châssis proposé par le collectif BLBC / Galerie Düo, Projection visible de 19h à 20h sur la vitrine de l’association Poisson bleu au 14 rue Ternaux 75011, Paris, France.

01.10.2016 au 30.10.2016 – Exposition collective

Texte d’Elsa Delage, 2013, JEUNE CREATION, Centquatre, Paris.

 

 

Styx, 2012, film Super 8, muet, transféré sur dvd diffusé en boucle, édition de trois, 1’10’’.

Styx, 2012, film Super 8, muet, transféré sur dvd diffusé en boucle, édition de trois, 1’10’’.

http://www.jeunecreation.org/edition-2013/artistes/benabderrahmane-yasmina/

« Ce que l’on voit, ou ce qui est donné à voir serait ou ne serait pas véritablement ce que l’on voit. »

 C’est naturellement vers les médiums de l’enregistrement du réel, photographie et vidéo que Yasmina Benabderrahmane se tourne. Les apparences sont parfois trompeuses, et, en jouant avec la lumière, les formes et les angles de vue, les possibilités d’altération du réel sont infinies. Les images entretiennent une confusion déstabilisante entre la réalité et sa représentation créant ainsi des amorces de fictions. L’image produit un discours autour d’elle-même, elle interroge son caractère évanescent et sa capacité à troubler.

L’artiste observe et sonde les limites du visible et de l’invisible. La vérité de l’un heurte la vérité de l’autre, mais pourtant le simulacre satisfait le regard car c’est bien volontiers que nous nous laissons duper et désorienter. Ces lieux, formes, structures, corps fragmentés et objets mettent en évidence un monde déstabilisant qui témoigne d’une certaine intériorité, d’un ensemble gardé secret et révélé.

Yasmina Benabderrahmane travaille la matière de l’image, elle utilise la photographie argentique et le film super 8 principalement en noir et blanc. Un grain important ressort de ses productions : un grain quasi épidermique, une enveloppe protectrice qui cacherait et dévoilerait l’objet capturé. Ainsi, l’artiste explore et pénètre ce qui est enfoui, souterrain et intime.

Au Centquatre, Yasmina Benabderrahmane propose trois pièces placées au mur et au sol. Ce mode de présentation crée un univers absorbant et hypnotique interrogeant le cour de l’eau comme cour de la vie ainsi que la représentation du néant. L’artiste entremêle techniques anciennes et techniques modernes, cette manière d’âme « techno mélancolique » est caractéristique de son travail.

 

2012, film Super 8, muet, transféré sur dvd diffusé en boucle, édition de trois, 2’30’’.

Hallucination hypnopompique, 2013, film Super 8, muet, transféré sur dvd diffusé en boucle, édition de trois, 2’30’’.

La Renardière (The foxhole) Installation multimédia, 2014.

Crédits photo: Marc Domage.
Panorama 16_ « SolusLocus » Commissariat de Mathieu Orléans.
Production: Le Fresnoy.
La renardière (détail-projection film 16mm-Le sacrifice), , couleur, muet, 22 ' 02

“Le sacrifice”,2014, film 16mm couleur projection sur voile blanc, muet, 05 ‘ 21 « , boucle. 

“Gigi and the caldarium”, 2014, diptyque, projections de films super 8 et 16mm, couleur, sonore, 22 ‘ 02 « , boucle.

 https://vimeo.com/102994396

Ma grand-mère paternelle, originaire du Nord-Pas-de-Calais depuis plusieurs générations, vit actuellement dans la banlieue Lilloise. Après plus de vingt-cinq ans d’union, « Gigi » a fuit à l’âge de quarante-cinq ans son mari d’origine algérienne. Ils ont tous deux dirigé des bars-discothèque en Europe ainsi qu’un «Hôtel de passe» à Aachen. Cette femme que j’ai rencontrée pour la première fois à vingt-trois ans a toujours été une énigme pour moi.Trois films tourné-monté en super 8 et en 16mm présentent de multiples volets en dévoilant le personnage principal: des fragments d’images pour des fragments de vies – ses dires, sa voix rauque et asthmatique, morcelés en souffle continu et en mots – ponctuent l’installation qui s’intitule « La Renardière ».

 L’image n’est faite que de grain. La pellicule réagit comme la chair : ça souffre, ça vit, ça se travaille, ça se retravaille, ça s’en prend plein la gueule. La pellicule comme un bout de vie, un morceau de vivant. Un corps torturé volontairement ou accidentellement. Un corps interdit et passionnel en devient pernicieux, à la limite blasphématoire. Cette dichotomie entre le corps pudique dans la sphère intime et le corps publique est source d’étonnement et de fascination. Un catalogue de vie que je dissèque comme un corps, morceau par morceau, une suite d’images en matière. Un catalogue de vie que j’énumère métaphoriquement, en liste descriptive, comme le ferait un enquêteur impliqué, subjectif et touché. (Y.B.)

lefresnoy.net/panorama16/#/aw/54/La%20renardi%C3%A8re

“The sacrifice” movie 16mm color projection on white veil, mute, 05 ‘ 21 « , loop. 

“Gigi and the caldarium”, diptych, projections movies super 8 and 16mm transferred, color, sound video, 22 ‘ 02 « ,loop.

My paternal grandmother, born in Nord-Pas-de-Calais like generations before her, now lives in the suburbs of Lille. At the age of forty-five, after more than twenty-five years of marriage, “Gigi” ran away from her husband of Algerian origin. Both ran bars and discotheques around Europe as well as a brothel in Aachen. This woman whom I first met when she was twenty-three has always been an enigma for me.  Three films shot and edited in Super 8 and 16mm present multiple chapters revealing the main character: fragments of images for fragments of lives – her words, her hoarse, asthmatic voice, broken up into continuous breath and words – punctuate the installation titled La Renardière.

The image is all grain. The film reacts like flesh. It suffers, it is alive, it is worked, it is reworked, it takes its fill. Celluloid like a bit of life, a piece of life. A deliberately or accidentally tortured body. A forbidden and passionate body becomes pernicious, almost blasphemous. This dichotomy between the modest beauty in the private sphere and the public body is a source of astonishment and fascination. A catalogue of life that I dissect like a body, bit by bit, a series of images in matter. A catalogue of life that I metaphorically reel off, in a descriptive list, as would an involved, subjective and personally moved investigator. (Y.B.)

lefresnoy.net/panorama16/#/aw/54/La%20renardi%C3%A8re

 

ACTUALITÉS 2016

18.10.2016 au 24.11.2016 – Exposition collective

  • °°° « Le paradis, un peu plus loin »Galerie Dix9 – commissariat de Théo-Mario Coppola, 19 rue des Filles du Calvaire. Nocturne le 20 octobre 2016.
02.07.2016 20h00 – Soirée de projection 
  • °°° « Festin chez Trimalcion « sur une proposition de Théo-Mario Coppola, soirée de projection le 02 Juillet 2016, l’atelier La Mine, Montreuil. 

04.02.2016 au 29.03.2016 – Exposition collective

 

Texte de Leslie Compan, 2011.

PrimoPiano_Dépliant

« Film is landscape and silence, while video is close-up and sound ».Vito Acconci

Dans la rigueur de l’expérimentation, Yasmina Benabderrahmane construit une œuvre doublement sensible et scientifique qui déjoue les points de signifiance du réel. Ses photographies et ses films forment, plus qu’une série, un véritable corpus actant d’un processus de recherche. A hauteur de son regard, le paysage du monde et des corps qui l’habitent, des fragments de nature, des éléments d’architecture ou de corps, qui du micro au macro, sont identiquement enregistrés. Difficile de parler de sujet à proprement parler, ou plutôt de prétexte, car précisément ces éléments n’en sont pas dans l’œuvre de Yasmina Benabderrahmane.

Sensibles, photo-sensibles, ces éléments apparaissent davantage comme des marqueurs, des structures d’enregistrement du monde. Précisément, l’appréhension du sujet disparaît au profit de l’expérience sensible ; au profit de ce que ces éléments sont en tant que formes, plutôt qu’en tant que représentations. Un processus qui définitivement prend le parti du tangible plutôt que de celui de la projection et des fantasmes qui lui sont associés. Le corps n’est pas ici un élément du romantique, mais toujours cruellement terrestre. Aussi une dichotomie corps / paysage structure-t-elle l’œuvre de Yasmina Benabderrahmane, plaçant ainsi ces fragments sur le même plan physique, phénoménologique, de sujets devenus formes. Pour introduire peu à peu le sentiment de l’érosion qu’a subie la confiance même que nous portons à la seule expérience visuelle et en notre croyance acharnée en un réel signifiant.

Leslie Compan.

http://primopiano.fr/exhibition-space/one-page/archives/yasmina-benabderrahmane/

Dune, 2009, tirage argentique baryté mat contrecollé sur alu, édition de trois, 80 x 120 cm.

Dune, 2009, tirage argentique baryté mat contrecollé sur alu, édition de trois, 80 x 120 cm.

Collection, 2011, tirage argentique baryté mat, édition de trois, encadrement bois , 33 x 33 cm.

Collection, 2011, tirage argentique baryté mat, édition de trois, encadrement bois , 33 x 33 cm.